01 janvier 2018

Bonne année 2018


L’année 2017 aura été encore une belle année philatélique avec :
- la publication de plusieurs articles,
- un PhilaFrance 2017 très bien organisé qui restera un grand souvenir personnel,
- la confirmation de mon intérêt pour l’étude postale via le 25c Semeuse chamois (et non brun-jaune !) sur lettre,
- la poursuite de la collaboration avec le catalogue SPINK,
- de belles rencontres humaines,
- le début d’un parcours d’élève juré.

1. Un collectionneur ne peut progresser qu’en étant curieux et en ayant des outils à sa disposition.

Ces outils peuvent prendre plusieurs formes :
- la découverte de collections exposées lors de manifestations locales ou nationales,
- la lecture d’articles dans des revues ou des bulletins associatifs,
- la consultation de catalogues,
- la visualisation de sites ou de blogs.
Je ne mentionne pas volontairement le négoce et les clubs car il y a bien longtemps qu’ils ne jouent plus un rôle de formateur pour une grande majorité d’entre eux.

La qualité des informations est primordiale. Cette qualité n’est pas toujours au rendez-vous et parfois malheureusement volontairement dégradée.

2. L’année 2018 verra l'émission d’une nouvelle Marianne.

Nulle doute que celle-ci réservera de belles études à qui saura sortir des sentiers balisés par les albums pré-imprimés qui conditionnent trop les collectionneurs dans un seul type de collection, la collection chronologique.

3. L’avenir de la philatélie n’est pas rose mais n’est pas si noir que cela.

Je rencontre régulièrement des personnes qui sont sorties des sentiers battus (imposés par Y&T et le négoce !) et qui sont très heureux de collectionner en fonction de leurs préférences philatéliques.
Ils sont parfois mal compris et pris pour des « élites » mais pour reprendre les mots d’un directeur de Phil@poste « chacun est libre de collectionner ce qu’il souhaite » donc personne n’est obligé de tout collectionner et tout acheter.
C’est l’album pré-imprimé qui crée le désir de tout acheter donc qui, est à mes yeux, poussent beaucoup de collectionneurs dans une impasse.

Par exemple sur la collection Pho il est impossible de tout posséder et il faut construire ses présentations. Dès le départ il faut effectuer des choix, donc dans l’absolue le syndrome de la case vide n’existe pas puisque le support est vierge.
Il en est de même pour toutes les études spécialisées ou postales sachant qu’il existe toujours une pièce plus belle à rechercher.

4. La poste doit contenter les collectionneurs (et il y a des chiants !!!!), les entreprises (grands comptes) et le grand public tout en garantissant une rentabilité.

Et il n’est pas facile de répondre à toutes les attentes de ces catégories souvent opposées !

Le grand public n’est pas trop regardant sur la qualité, est réceptif à l’innovation, à la praticité (support autoadhésif et en multiple) et au prix unitaire.
Le collectionneur est généralement réceptif à la qualité, réfractaire au support autoadhésif et au prix annuel des émissions, sans omettre de mentionner qu’il y a plusieurs catégories de collectionneurs avec des attentes divergentes.

Je reste toujours stupéfait par l’attitude des clubs philatéliques.
Leurs membres critiquent les émissions autoadhésives de Phil@poste et les nombreuses émissions de Collectors mais ces clubs sont les premiers à émettre des Collectors lors de manifestations philatéliques. Il y a clairement une incohérence entre les paroles et les actes…

5. En 2018, une manifestation internationale avec une classe spécifique pour les sites philatéliques sera organisée en Italie.


A quand ce type de classe et manifestation en France ?
Ce type de classe pour le développement philatélique aurait plus de portée que la nouvelle classe TDE (Timbres à date événementielles) qui ne sert qu'à relancer des ventes sur des produits stockés en grand nombre...

6. Enfin l’Académie de philatélie fêtera en 2018 ses 90 ans. Probablement une belle occasion de découvrir de très belles collections lors de Paris-Philex 2018.

En conclusion, collectionnons ce qui nous fait plaisir en s’affranchissant des codes existants.

Les générations 30-50 ans y arrivent facilement. Celles plus âgées beaucoup moins pourtant ils ont connu les révolutions sociologiques du XXe siècle en étant souvent actifs...



BONNE ANNEE 2018




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